Tiger Woods, dix ans plus tard

par Hugues Feron

L’US Open démarre ce jeudi sur le parcours de Shinnecock Hills, près de New York, qui n’avait plus accueilli le deuxième major de la saison depuis 2004, une édition remportée par le Sud-Africain Retief Goosen.

Ils sont nombreux à prétendre à la victoire sur ce par 70 très piégeux. A commencer par Dustin Johnson, qui a retrouvé sa place de n°1 mondial en dominant de la tête et des épaules le St-Jude Classic la semaine dernière du côté de Memphis (Tennessee). Son driving et son jeu de fers pourraient faire des ravages également à Shinnecock Hills, alors que DJ a déjà prouvé par le passé que l’US Open était taillé à sa mesure, en s’étant déjà notamment imposé en 2016 (Oakmont). A condition bien sûr de rester en piste, alors que le rough s’annonce… injouable.

Il disputera ses deux premières parties (départ jeudi à 13h47, 19h47 belge) avec deux autres favoris de cette édition, à savoir Justin Thomas (n°2 mondial) et Tiger Woods, désormais remonté à la 80e place au World Ranking. Tiger peut-il se mêler à la lutte pour le titre, dix ans après son dernier major conquis à Torrey Pines, théâtre de l’US Open 2008? L’ex n°1 mondial y croit dur comme fer, alors que ses dernières sorties golfiques ont démontré qu’il pouvait à nouveau rivaliser avec la nouvelle génération. A 42 ans, Woods a retrouvé toutes ses sensations au niveau physique, ses problèmes de dos étant désormais résolus. Si son putting (notamment au niveau des courts putts) se met au diapason, un 15e titre en Grand Chelem deviendrait envisageable.

D’autres Américains sont également capables de rester maîtres sur leurs terres alors qu’ils ont déjà remporté également l’US Open, à l’instar de Jordan Spieth (2015), Brooks Koepka (2017) ou même Webb Simpson, vainqueur en 2012 et qui a renoué avec le succès lors du dernier Players Championship. Sans oublier Rickie Fowler (photo), qui rêve de débloquer son compteur en major, et Phil Mickelson, qui doit vaincre le signe indien pour glaner le dernier tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès.

Et les Européens là-dedans? Il ne faudrait pas trop vite les enterrer en cette année de Ryder Cup, d’autant plus qu’ils montent en puissance. Rory McIlroy est prêt à renouer avec un succès majeur, alors qu’il avait ouvert son compteur à ce niveau lors de l’US Open 2011 à Bethesda. Justin Rose, impressionnant de régularité depuis de nombreux mois, est également à citer parmi les favoris tout comme l’Espagnol Jon Rahm, même si ce dernier a encore tout à prouver sur ce type de parcours.

Au niveau des joueurs “internationaux”, qui n’ont plus gagné l’US Open depuis Angel Cabrera (2007), les Australiens (Day, Scott, Leishman) semblent les mieux placés pour contrer l’armada des joueurs européens et américains. A voir dès ce jeudi, avec la participation de deux joueurs français (Levy et Pavon), tandis que la Belgique ne sera pas représentée cette année, Thomas Pieters n’étant plus dans le Top 60 mondial et ayant échoué la semaine dernière lors des qualifications.