Sommet européen en Ryder Cup

par Membersonly

Ambiance de folie sur le parcours écossais de Gleneagles qui a accueilli la quarantième édition de la Ryder Cup. L’Europe s’est encore imposée. Promenade dans les coulisses d’un événement unique.
Par Miguel Tasso

Pour la huitième fois en dix éditions, l’équipe européenne a donc remporté la Ryder Cup. Sur le parcours écossais de Gleneagles, la formation du capitaine Paul McGinley a largement dominé sa rivale américaine, confirmant l’actuelle suprématie du golf du Vieux-Continent.

Sport individuel par essence, le golf se joue en équipe à l’occasion de la Ryder Cup. Et, à l’évidence, les champions américains éprouvent les pires difficultés à maîtriser ce concept inhabituel! « C’est sans doute une question d’état d’esprit. Les Européens participent à cette compétition comme de vrais guerriers. Ils ont la haine et se surpassent. C’est la compétition de leur vie. Les Américains sont, sans doute, un peu plus lisses et moins hargneux. C’est toute la différence » résume Nicolas Colsaerts qui participa à l’épreuve en 2012 à Medinah, près de Chicago.

A Gleneagles, en tout cas, Rory McIlroy et ses camarades dictèrent leur loi de bout en bout devant des supporters écossais survoltés. Le golf, habituellement si respectueux de l’étiquette, acquiert une autre dimension en Ryder Cup. Le public est souvent bruyant, chauvin, parfois indiscipliné. Comme la Coupe Davis, le tournoi a ses codes qui dépassent largement le cadre du sport.

Nous étions dans les tribunes proches du tee numéro pour les premiers départs du vendredi. L’horloge indiquait 7 heures 30 et le mercure du thermomètre ne devait guère dépasser les cinq degrés. Mais plus de quarante mille spectateurs, pour la plupart arrivés au coeur de la nuit, ceinturaient déjà les fairways du parcours Centenary de Gleneagles. Et, sur les gradins, l’ambiance dégageait un petit parfum de finale de FA Cup à Wembley. Le public, bon enfant, chantait comme dans un kop de football! Et ce fut comme cela durant trois jours…

En vérité, tout est déboussolant en Ryder Cup. Le tournoi se joue en match-play, avec des rencontres de doubles et de simples. Dans un sport où l’argent est roi, il ne distribue aucun prize-money. Rivaux tout au long de l’année, les joueurs se retrouvent dans une même équipe. Mais, pour rien au monde, ils ne louperaient ce rendez-vous avec la gloire et la légende.

Et puis, il y a cette effervescence autour de l’équipe européenne. Nulle part ailleurs – pas même au Berlaymont – l’Europe n’est, à ce point, encouragée, voire adulée. C’est d’autant plus surprenant que la Grande-Bretagne n’a jamais été spécialement proche du continent! Mais, là, le temps d’un tournoi à nul autre pareil, le drapeau azur aux douze étoiles était élevé au rang de mère patrie et l’hymne à la joie faisait se lever tout le peuple du Pertshire.

Oui, décidément, la Ryder Cup défie la raison. Comment s’étonner, dès lors, qu’elle suscite autant de passion des deux côtés de l’Atlantique et qu’elle fasse ainsi vibrer les plus grands champions. Comment s’étonner aussi que les marques les plus prestigieuses parrainent cette compétition élevée au troisième rang en terme de notoriété après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de football.

C’est bien sûr le cas de Rolex, partenaire historique de la plupart des grands tournois et des plus grands joueurs de golf.

A Gleneagles, le prestigieux horloger suisse avait, dès lors, pignon sur green et s’était mis à l’heure du tee. Ce fut pour lui l’occasion de soigner son image et ses relations et d’accueillir, dans ses salons privés, les plus grandes stars du swing planétaire.

Rolex compte, en effet, de nombreux ambassadeurs dans le monde du golf. Des légendes d’hier, comme Jack Nicklaus, Arnold Palmer, Gary Player, Bernhard Langer, Colin Montgomerie et des champions d’aujourd’hui, comme Tiger Woods, Martin Kaymer, Adam Scott, Phil Mickelson, Rickie Fowler ou Nicolas Colsaerts.

Pour cette Ryder Cup 2014, la marque avait même pour ambassadeurs les deux capitaines : Paul McGinley, pour l’Europe, et Tom Watson, pour les Etats-Unis. Les valeurs de la Ryder Cup sont aussi, il est vrai, celles de Rolex : l’excellence, le respect, l’esprit d’équipe, l’honneur, la tradition. Et la passion !