Ryder Cup: l’équipe européenne déjà bien en forme

par Hugues Feron

Alors que le capitaine européen Thomas Bjorn a encore trois mois pour former son équipe et attribuer ses quatre wild cards (fin août), l’ossature du team Europe qui affrontera les Etats-Unis du 28 au 30 septembre au golf national de Paris est d’ores et déjà connue.

Rory McIlroy, les Anglais Justin Rose, Tyrrell Hatton et Tommy Fleetwood, l’Espagnol Jon Rahm et le Suédois Alex Noren sont d’ores et déjà assurés (quasi mathématiquement) d’être de la partie via les rankings “Ryder Cup”. A savoir deux joueurs expérimentés et quatre… rookies.

Sergio Garcia, Ian Poulter et Henrik Stenson n’ont quant à eux pas encore leur sélection directe en poche, mais bénéficieront certainement d’une wild-card en cas de nécessité, vu notamment leur passé et leur fighting-spirit en Ryder Cup. Paul Casey, qui navigue actuellement autour de la 10e place mondiale, a réalisé de son côté les formalités et les performances requises pour rentrer dans l’équipe, difficile pour Thomas Bjorn de se passer d’un tel joueur.

Cinq joueurs pour les deux dernières places

Reste dès lors deux places à prendre. Celles-ci se joueront entre Francesco Molinari, qui est revenu en position de force grâce à sa victoire au BMW PGA Championship dimanche à Wentworth (son 5e titre sur le circuit), les Anglais Matthew Fitzpatrick et Ross Fisher, l’Espagnol Rafa Cabrera Bello et le Français Alexander Levy. Soit cinq joueurs pour les deux derniers fauteuils disponibles, qui obtiendront leur qualification soit via les rankings européens “Ryder Cup”, soit via une wild-card de Bjorn. A moins d’une surprise de dernière minute, avec la montée en puissance d’un joueur européen durant l’été. A ce niveau, nous pensons surtout aux Irlandais Paul Dunne et Shane Lowry, capables de jouer les premiers rôles sur les links des prochains tournois des “Rolex Series”.

Coup d’éclat de Pieters… ou Colsaerts

Et Thomas Pieters? A ce stade, les chances de le voir comme joueur, fin septembre à Paris, sont infimes. A moins évidemment d’un mois d’août d’enfer, comme il l’avait réalisé en 2016 avec, rappelons-le, une 4ème place aux Jeux olympiques suivie d’une deuxième place en Tchéquie et d’un succès au Danemark. Mais pour rééditer cela, il faudrait d’abord qu’il retrouve son jeu et sa sérénité. A noter que Nicolas Colsaerts est lui aussi toujours capable d’un coup d’éclat, une victoire en “Rolex Series” lui permettant de revenir dans le coup. La Ryder Cup, cela (le) fait toujours rêver…

Hugues Feron