Turnberry, l’escale phare

Le Turnberry Resort, en Ecosse, recèle de véritables trésors pour le passionné de golf. Le parcours Ailsa est l’un des plus beaux links du monde et accueille régulièrement le British Open.

Le golfeur se rend en Ecosse, berceau du swing, comme en pèlerinage. Dans ce coin du Royaume Uni, le sport de St.Andrews est, il est vrai, élevé au rang de religion. L’escale à Turnberry est, dans ce contexte, incontournable. Et – ô combien – magique.
Situé à une centaine de kilomètre de Glasgow,  sur la côte sud du comté d’Ayrshire, face à la mer, Turnberry propose un environnement défiant la raison. Au large, voici le monolithique « Aisla Craig », source de granit réputée dans la fabrication des balles de curling. Un peu plus loin, voilà le Mull of Kintyre, petite péninsule rendue célèbre par une chanson de Paul McCartney. En tournant le regard vers l’ouest, par beau temps, il est même possible d’apercevoir les côtes de l’Irlande voisine. Et puis, il y a ce phare, fier et  omniprésent, qui se marie si bien avec le ciel.

Oui, Turnberry a des allures de Pebble Beach écossais. C’est une carte postale vivante. Un havre de paix bercé par les vagues. Le visiteur s’y sent au bout du monde. Ou mieux encore : au cœur de la véritable planète golf.

Un parcours de British Open

Car le golf est, évidemment, le meilleur prétexte pour effectuer le voyage. Mondialement réputé, le parcours Ailsa est l’un des plus mythiques de Grande-Bretagne. Aux caractéristiques classiques du links écossais – parcours de bord de mer, sauvage et naturel –  il ajoute des paysages de légende et des lumières improbables, hiver comme été.
Ce n’est évidemment pas un hasard s’il a déjà accueilli quatre fois le British Open.

 

En 1977, il a couronné l’Américain Tom Watson au terme d’un fabuleux mano a mano  avec Jack Nicklaus, baptisé »Duel au soleil ». En 1986, il a sacré l’Australien Greg Norman, alias le « Requin Blanc ». En 1994, il a couronné le Zimbabwéen Nick Price. Et, enfin, en 2009, il a vu la victoire de l’Américain Stewart Cink.
Créé au début du XXème Siècle, le parcours n’a pas été épargné par les aléas de l’Histoire. Lors de la Première Guerre Mondiale, il servit de champ de manœuvre aux mimlitaires. Lors de la Seconde, de champ d’aviation. Mais, chaque fois, tel le phénix, il renaquit de ses cendres. Encore plus beau. Encore plus grand.
Au dessin originel de Willy Fernie (1901) et du Major Hutchinson (1938), Philipp McKenzie Ross apporta différents changements en 1952 pour en faire un « championship course » pur et dur, digne des autres grands links écossais (Muirfield, Carnoustie, Troon, St.Andrews,…)
Certes, par beau temps, sans trop de vent, le parcours peut, d’apparence, paraître facile. La réalité est très différente. Balisé par le rough et les bunkers, Ailsa oblige le joueur à sortir tous les clubs de son sac, à faire preuve de stratégie et d’humilité. Chacun sait, en outre, que les jours où le vent ne souffle pas dans cette région se compte sur les doigts de la main…

Paradis du golfeur

Le parcours Aisla s’intègre dans une offre golfique d’exception au sein du Turnberry Resort.  Le parcours « The Kintyre Course » (18 trous) est, lui aussi, un links certifié conforme de très haut niveau qui accueille régulièrement de grands tournois. Et n’oublions pas le «Arran Course », un neuf trous idéal pour travailler ses approches.
En outre, les golfeurs de tous niveaux pourront faire escale au sein de la nouvelle  « Turnberry Performance Academy » et de la « TaylorMade Perfomance Laboratory » où ils bénéficieront des dernières évolutions technologiques. Sous le regard de pros expérimentés, ils soumettront leurs swings à de nombreuses analyses informatiques avec, à la clé, des résultats étonnants. Pour le jeu long comme pour le putting.

En vérité, à Turnberry, le golfeur fait l’objet de toutes les attentions. Le Clubhouse est, à lui seul, une invitation aux rêves. Accrochés à ses murs, on voit défiler toute l’histoire du golf grâce à des photos d’époque qui donnent le frisson.
Et si, d’aventure, il souhaite étancher davantage sa soif de birdies, ce ne sont pas les excursions qui manquent dans les environs. Les célèbres parcours de Troon et de Preswick, également hôtes du British Open, sont à quelques kilomètres seulement et l’hôtel propose – cerise sur le gâteau – des packages clés sur portes.

 

Un Resort de luxe

Au contraire de tant d’autres links, perdus au milieu de nulle part, les parcours de golf de Turnberry s’intègrent dans un Resort d’exception. Hôtel cinq étoiles, Spa de la dernière génération, restaurants gastronomiques : il ne manque rien pour combler le visiteur épicurien.

C’est évidemment très agréable de poser ses valises et son sac dans un environnement si haut de gamme. L’hôtel est l’un des plus prestigieux de Grande-Bretagne. Construit en 1906, il fut le premier Resort entièrement dédié aux joies du swing.
Au fil des décennies, il a reçu les visiteurs plus célèbres et a même servi de terre d’accueil à une réunion du G8 en 1998.
L’hôtel, entièrement rénové, a gardé son âme d’autrefois. Il compte 149 chambres, dont plusieurs Suites portent les noms de golfeurs célèbres comme Greg Norman ou Tom Watson. Le Spa – premier du genre en Grande-Bretagne – réunit tous les ingrédients nécessaires pour la relaxation : piscine intérieure, jacuzzi, cabines de massages. Idéal pour échanger la carte de score par celle des soins…

Les gastronomes ne sont pas oubliés. Le restaurant 1906 est la référence et propose notamment des plats basés sur les poissons de la région : le saumon, bien sûr, mais aussi le homard et les langoustes. Le lounge – pour le tea – et  le bar – pour le whisky – ont également pignon sur green !

Le Turnberry Resort, membre de « The Luxury Collection » (Starwood) est, en vérité, un point de chute idoine pour s’imprégner de l’esprirt écossais et savourer la culture golfique du pays.
Que ceux – ou celles – qui n’ont pas le swing dans la peau ne s’inquiètent pas pour si peu. Le Resort recèle également d’autres trésors et propose des excursions dans la région en 4×4, des randonnée à pied ou à vélo dans l’arrière pays ou, bien sûr, des escapades en bord de mer. Rien que du bonheur.